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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 03 Fév 2012 23:02 Sujet du message: S?quence r?tro |
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R?tro : f?vrier 1955
En 1955, le journal Cabo Verde annonce avec enthousiasme que, du 1er f?vrier au 31 mars, l'a?roport d'Espargos (Sal) a enregistr? le passage de 83 avions pour un total de 1916 passagers. |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 04 Fév 2012 0:07 Sujet du message: |
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R?tro: f?vrier 1989
Le 4 f?vrier 1989, le journal capverdien "Tribuna" r?v?le que le pays a recens? 19 cas de sida et neuf d?c?s. Depuis le d?but de l'?pid?mie, ce sont 140 cas de s?ropositivit? qui ont ?t? d?cel?s. Le tout premier malade capverdien se trouvait en France o? sa prise en charge a ?t? le coup d'envoi d'une coop?ration entre l'archipel et l'h?pital Claude Bernard de Paris. C'est en 1987 qu'un laboratoire de Praia a pu r?aliser les premiers tests de s?ropositivit?, suivi deux ans plus tard d'un labo ? Mindelo. |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 04 Fév 2012 1:15 Sujet du message: |
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Article "NOUS DEVONS ?VITER LE CR?OLE"
Par Jos? Maria da Costa
Publi? dans Cabo Verde : boletim de Propaganda e informa??o
(Avril 1953)
Jusqu'? peu de temps apr?s l'installation de la R?publique, les ?lites capverdiennes ?taient ?duqu?es, soit en M?tropole (ie Portugal), soit au S?minaire de S?o Nicolau.
Dans la langue comme dans l'?crit des capverdiens ?duqu?s, il n'y avait pas de diff?rence avec les europ?ens de culture et d'?ducation similaire.
Parmi les ?duqu?s de S?o Nicolau il y avait peut-?tre m?me un certain avantage concernant la connaissance de la langue. La plus grande attention qu'on y portait ? l'?tude du latin explique cet avantage.
Nous avons Jos? Lopes comme exemple, il continue ? nous enseigner comment bien parler et bien ?crire le portugais.
C'est seulement dans l'apparence que les capverdiens montraient leur origine africaine, quand accidentellement la pigmentation de la peau les d?non?ait.
De ma g?n?ration, j'ai connu des dizaines de capverdiens plac?s dans des positions remarquables, et dont la majorit? des personnes qui les c?toyaient ignorait qu'ils ?taient capverdiens.
Pourquoi parler cr?ole ?
Il y a neuf ?les habit?es et chacune a son cr?ole particulier.
Je me souviens que Pedro Cardoso a fait un calembour sur le sujet : "ca bu fla que mim flabo", etc etc.
La totalit? de la population de l'archipel n'arrive pas ? celle d'une cit? moyenne.
Pourquoi cultiver une langue connue de si peu de monde, alors que nous appartenons ? un agglom?rat linguistique d'environ 60 millions d'habitants?
Pourquoi ne pas imiter le Br?sil qui cherche tous les jours ? rapprocher la langue parl?e l?-bas du portugais europ?en?
Les ?tats-Unis d'Am?rique ont fait de m?me. Ils ont recrut? des professeurs d'Oxford pour qu'ils apprennent aux locuteurs, acteurs et vedettes ? mieux parler et ? prononcer un anglais correct.
Les r?publiques sud-am?ricaines ont fait la m?me chose avec l'espagnol.
En Allemagne il y a beaucoup de dialectes germaniques. Un de mes amis allemands m'a dit d'un bavarois peu cultiv? avait des difficult?s ? comprendre un prussien ou en autrichien pourtant de m?me culture.
Mais la langue officielle est unique, et les allemands comme les autrichiens se battent pour l'unit? de la langue.
En Russie et dans ses 170 ?tats, certains m?me avec des races diff?rentes, comme les estoniens, les lituaniens, les lapons, cette lutte pour unifier la langue va m?me trop loin. Les livres dans ces langues et dialectes sont interdits voire d?truits.
Cet effort fait de tous c?t?s se comprend.
Plus vaste et plus grand est le nombre de personnes qui parlent et ?crivent une langue, plus grand est l'avenir de la presse, du livre, de la litt?rature, de la propagande dans cette langue.
Quel futur aurait un livre en cr?ole?
Ce serait amusant... une blague.
Quelle que soit sa valeur litt?raire, il ne conna?trait de diffusion qu'une fois traduit.
Le cr?ole est une inf?riorit? du capverdien.
Celui qui parle cr?ole n'a pas suffisamment confiance dans sa connaissance du portugais correct.
Qui parle cr?ole manque de personnes ?duqu?es autour de lui.
Celui qui parle cr?ole avec ses proches et dans sa famille est entour? de gens trop peu ?duqu?s pour qu'ils puissent comprendre et r?pondre en portugais.
Le cr?ole est un h?ritage de l'esclave ignorant et inculte qui n'a pu apprendre le portugais des anciens seigneurs.
Le cr?ole est une inf?riorit?.
Cherchons ? uniformiser la langue des 60 millions de sujets que recouvrent les drapeaux portugais et br?silien.
Valorisons le Cap-Vert.
Faisons du mieux pour une meilleure unit? nationale.
La langue est l'une des preuves de grande valeur qu'une Nation peut poss?der.
Les travailleurs de notre ?le, qui reviennent du Sud (ie: de S?o Tom?) ont d?j? compris et se sont empress?s de parler un meilleur portugais que ceux qui ne sont jamais sortis.
Cela parce que les contre-ma?tres et les personnes cultiv?es avec qui ils travaillaient leur parlaient seulement en portugais.
La subsistance du cr?ole est ? imputer aux ?duqu?s du Cap-Vert, qui continuent ? le parler.
? S?o Vicente, j'ai remarqu? que les domestiques qui servaient les anglais parlaient fr?quemment en anglais.
Il revient aux capverdiens ?duqu?s de ne pas faire moins que les anglais dans la propagation de leur langue.
(fin de l'article) |
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phil13

Inscrit le: 05 Avr 2007 Messages: 301 Localisation: Provence
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Créé le: 04 Fév 2012 17:49 Sujet du message: |
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C'est marrant l'article sur le cr?ole.
Ma "pauvre" grand m?re (pauvre parce qu'elle est morte peuch?re) a v?cu une ?poque o? l'on interdisait en France de parler les langues locales (le proven?al dans son cas) pour arriver ? g?n?raliser le fran?ais .
Maintenant , dans le programme de F Hollande, on parle de modifier la constitution pour favoriser le retour des langues r?gionales .
Similaire , non ? |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 04 Fév 2012 18:43 Sujet du message: |
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R?tro : 13 f?vrier 1985
Le journal "Voz di Povo" (journal officiel ? l'?poque du Parti unique) publie un article intitul? "Si tu aimes le Break, fais attention", dont voici la traduction :
Les inconv?nients du Break Dance - danse populaire chez les noirs am?ricains - sont ici expliqu?s, quoique que de mani?re succinte, par quatre ?l?ves de classe de Seconde via une lettre envoy?e au journal qui la publie aujourd'hui.
Le Break Dance est une danse populaire de noirs am?ricains, dont l'influence est notoire chez la jeunesse d'aujourd'hui.
Ces noirs am?ricains sortent en groupe (avec un lecteur de K7), habill?s de surv?tements ou de v?tements sp?ciaux, de tennis et de chaussettes. Quand ils dansent dans les rues, ils sont entour?s d'un public nombreux qui, ? la fin du spectacle, leur fait des dons qui leur permettent de vivre.
En France et dans d'autres pays, les jeunes dansent aussi dans les rues, mais l'argent qu'ils re?oivent sert ? acheter des piles pour le lecteur de K7.
Le Break Dance peut ?tre joli ? regarder, mais c'est une danse dangereuse, plusieurs jeunes sont d?j? morts en ayant rel?ch? leur attention pendant la danse. De nombreux scientifiques ont d?j? prouv? que le Break peut provoquer des handicaps physiques (particuli?rement des paralysies) apr?s plusieurs ann?es de pratique.
C'est pourquoi nous conseillons aux amateurs de ne pas danser le Break. S'ils souhaitent vraiment le faire, qu'ils demandent ? leurs parents de les envoyer dans une ?cole o? ils pourront trouver des professeurs sp?cialis?s dans la mati?re.
(Lilianne Duarte, Aurizanda Levy, Clara Almeida, Ligia Barbosa Vicente) |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 04 Fév 2012 19:42 Sujet du message: |
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R?tro : 1985
Alors qu'il est un parfait inconnu pour une grande majorit? des visiteurs du site, d'autres le connaissent et gardent de lui un souvenir ?mu et amus? : bien plus qu'un ambassadeur ou qu'un consul, Lucien Malin ?tait le repr?sentant de la France dans l'archipel ? partir de 1985.
Ce personnage fictif accompagnait les ?l?ves dans l'apprentissage du fran?ais au Cap-Vert ; les conseillers p?dagogiques fran?ais sollicit?s par Praia avaient b?ti leur m?thode autour de cet anti-h?ros, un savant carr?ment branque qui collectionnait les id?es loufoques. Le succ?s de la m?thode ?tait probablement due au fait que Lucien Malin ?voluait r?ellement dans les ?les, dans un environnement connu et facilement reconnaissable par les ?l?ves.
Parmi les inventions incongrues de Lucien, citons la confiture de catchupa, l'a?roport de Santa Luzia, l'installation de lunettes sur Monte Cara (la montagne dessinant un profil humain ? l'horizontal), une promenade en taxi sur un pont reliant toutes les ?les du Sud de Maio jusqu'? Brava, industrie du parapluie (dans un pays o? il ne pleut jamais, clien d'oeil ? Napumoceno), etc. Les auteurs lui ont pr?t? une ?pouse et 18 enfants (dont 17 filles, ce qui para?t-il faisait bien rire les ?coliers).
Les le?ons se terminaient par une chanson compos?e par des musiciens capverdiens. L'une d'entre elles s'appellent La Maison Bleue de Tarrafal, allons-y tous en choeur :
Mon mari est ? Lisbonne
Mon oncle aux Etats-Unis
Mon fr?re, lui, habite ? Bonn
Et ma soeur vit ? Paris
Tr?s loin de l?, ? Tarrafal
Juste entre la poste et l'?cole
Face ? la mer si grande, si grande
Il y a une petite maison bleue |
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Invité
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Créé le: 05 Fév 2012 2:27 Sujet du message: Ah ! Napomuceno |
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Tr?s jolie cette histoire de Lucien Malin et tous ces rappels r?tro fort int?ressants... Merci pour ces belles archives.
Et puisque tu fais allusion ? la vie du Sr Napomuceno da Silva Araujo, donnons les r?f?rences plus compl?tes pour ceux qui sont moins au fait de la question. Il s'agit au d?part de "O Testamento do Senhor Napumoceno", livre (hilarant) de Germano Almeida dont l'intrigue se passe ? Mindelo (r??dit? en version fran?aise de poche par S?pia), et ensuite du film de Francisco Manso. |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 05 Fév 2012 22:45 Sujet du message: |
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R?tro : ?les de l'Afrique
(Maria d'Avezac, Guide des Archives de la Marine et des Colonies, 1848)
Aux ?les du Cap-Vert, les voies de communication ne consistent gu?re qu'en d'affreux sentiers, ? peine praticables pour les pi?tons, et o? le pied non ferr? et infatigable du cheval indig?ne peut seul triompher des escarpements du sol, des descentes les plus dangereuses, des vertiges de pr?cipices incessants.
On a cherch? a am?liorer les abords de quelques points, en construisant des chemins ? la Praia, ? Saint-Nicolas ; une chauss?e, du reste assez mauvaise, ? Fogo, pour mettre le village en communication avec la mer; mais, de tous ces travaux, le plus remarquable est la route construite ? Sao-Ant?o par le gouverneur Marinho, et qui m?ne de la ville de Santa-Cruz ? la mer.
La partie la plus ?lev?e de Saint-Antoine a ?t?, pendant bien longtemps, inaccessible. On n'y parvenait qu'au moyen d'une corde, qui servait ? ?lever ou ? descendre les habitants toutes les fois qu'ils voulaient passer d'une partie ? l'autre. Une communication est aujourd'hui ?tablie au moyen d'un sentier ?troit, taill? dans le roc. La largeur en est ? peine suffisante pour un ?ne; et si deux de ces animaux s'y rencontraient, l'un d'eux devrait infailliblement p?rir. Pour pr?venir ce malheur, on d?ploie un drapeau ? l'une des extr?mit?s aussit?t qu'un ?ne est entr? dans le chemin, et ce signal, pouvant se distinguer de l'autre point de d?part, avertit les habitants de ne pas s'engager dans le sentier. |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 07 Fév 2012 12:48 Sujet du message: |
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Sur la page Facebook de Mindelo Infos, il se passe vraiment tout plein de choses, je serais vous - Deus dfend?! - j'irais y faire un tour. |
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Mic Dax

Inscrit le: 26 Juin 2003 Messages: 4107 Localisation: Mindelo
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Créé le: 11 Mai 2012 10:14 Sujet du message: |
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R?tro : mai 1991 (journal A Semana du 17 mai 1991)
Le commandement des milices populaires a commenc? la collecte des armes de feu aupr?s des diff?rentes d?l?gations existant dans le pays, avec pour objectif la dissolution de cette organisation paramilitaire.
Dans cette premi?re phase, les armements seront collect?s sur les ?les de Santiago, S?o Vicente, Santo Ant?o, Fogo et Brava, la phase suivante concernera les autres ?les.
Pour ce faire, trois commissions ont ?t? cr??es avec ? leur t?te les lieutenants Antonio Livramento Spencer sur Santiago, Evandro Livramento sur S?o Vicente et Santo Ant?o, le sergent Jos? Antonio Cabral sur Fogo et Brava. |
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