(face à l'Alliance Française)
Ancien bâtiment des douanes, il faut absolument visiter son patio. De nombreuses expositions y sont organisées, ainsi que des spectacles et pièces de théâtre.

C'est l'une des plus anciennes constructions de l'île, réalisée entre 1858 et 1861, quand les autorités décidèrent de munir São Vicente de services douaniers capables d'absorber le trafic des bateaux à vapeur venant faire le stock de charbon pour continuer la traversée de l'Atlantique Sud.
Le quai de la douane (cais da Alfandega) ne sera construit qu'à partir de 1873 et ne sera terminé qu'en 1877. Dans les années 1970, ce quai sera abandonné et se dégradera progressivement. Ca n'est qu'en mai 2006 que des travaux de rénovation débuteront, le quai devant servir de structure pour la création d'une mini-marina dans la baie de Mindelo.
Malgré une extension réalisée dans les années 1880, le bâtiment des douanes s'avéra en 1920 trop petit par rapport aux besoins, mais il faudra attendre les années 1960-1970 pour que d'autres édifices soient construits sur le port, à l'emplacement actuel d'Enapor. Ca n'est qu'en 1976 que le bâtiment changera de fonction pour abriter successivement la Sécurité Sociale, le Notariat puis le Centre Culturel de Mindelo.

Superbe bâtiment colonial, appelé Palais du Gouvernement ou Maison de l'Etat-Major, puis rebaptisé Palais du Peuple après l'Indépendance en 1975.
Dans un premier temps, l'édifice ne comptait qu'un étage, bâti entre 1858 et 1874. Dans les années 30, considéré bien trop laid et trop vulgaire, il fut remodelé: c'est en 1934 que le premier étage fut terminé, donnant au bâtiment son aspect définitif.
Au surlendemain de l'Indépendance, c'est entre les murs du Palais du Peuple que le tout nouveau premier Ministre Pedro Pires (président de la République depuis 2001) présenta au pays les grandes lignes du programme du premier gouvernement capverdien.
En 2002-2003, le bâtiment (un ancien hôtel) abritant le Tribunal de Mindelo fut jugé insalubre et le Palais du Gouverneur accueillit les juges. Les travaux de réhabilitation commencèrent en 2005-2006, avec, hélas, la destruction de l'ancien tribunal et de la superbe maison voisine (casa municipal do Largo Owen Pinto), entre la Mairie et la rua de Coco. Cette disparition, voulue par le gouvernement contre l'avis de la municipalité, sera assez mal ressentie par la population, à quelques mois de celle du Café Royal.
| Eglise Nossa Senhora Da Luz |
(à côté de la Mairie).
Très belle et très ancienne église catholique, portant le nom d'un certain village du 19ème siècle, qui s'est développé pour devenir Mindelo.
Bien que planifiée plusieurs années auparavant, elle n'aurait été finalement construite qu'en 1862 à la place d'une petite chapelle et aurait été au fil du temps l'objet de nombreuses réparations et extensions.
Ce fut le centre historique de la ville, c'est au tour de l'église que se concentrèrent les premières maisons et les premiers commerces.
Aujourd'hui, au Cap-Vert, les églises évangéliques pullulent, rejointent par les missionnaires mormons, les sectes brésiliennes ("rationalisme chrétien", il faut le faire) apocalyptiques ou non...

Pour l'anecdote, fin 1999, une secte apocalyptique avait distribué des prospectus annonçant la fin du monde: un bonhomme y a cru et, pour ne pas vivre telle catastrophe, s'est jeté le 31 décembre au soir à partir du Fortim (l'ancienne forteresse surplombant la baie). Il a survécu à la chute mais est resté gravement handicapé.
L'emprise de la religion reste très importante, dans la vie quotidienne comme dans les traditions. Ici on vous dira "à demain" suivi aussitôt d'un "Si Dieu le veut". Il y a un grand sentiment de fatalité dans cet archipel que la sécheresse, les famines et l'indifférence du monde n'ont pas épargné.
Le Pape Jean-Paul 2 visita partiellement l'archipel (Sal, Santiago et São Vicente) les 25 et 26 janvier 1990; pour commémorer son passage à Mindelo, une croix sera dressée sur les hauteurs de la ville.
A la fin 2003, le Vatican approuvera la création d'un nouveau diocèse, celui de Mindelo, et la nomination d'un second évêque au Cap-Vert.
(vue absolument imprenable sur la baie et sur la ville, incontournable).
Forteresse construite pour défendre le port, elle est ensuite devenue prison puis a été laissée à l'abandon.
Le Fort de Mindelo domine l'ensemble de la baie de Mindelo, tant du côté du port (Porto Grande) que de la plage (Laginha). Aujourd'hui abandonné et squatté par des familles défavorisées. Point de vue imprenable.
C'est en 1852 qu'il fut décidé de construire une forteresse pour protéger la ville de Mindelo, forteresse réalisée le 24 juin de l'année suivante et équipée de sept canons (huit autres seront ajoutés en 1882). Le 9 septembre 1883, à l'occasion d'une salve donnée en l'honneur d'un cardinal visitant l'île, deux soldats furent blessés et amputés.
En 1881, la forteresse servit aussi de sémaphore. Dans les années 1930, constatant l'inutilité de l'édifice, l'administration portugaise transforma Fortim en prison jusqu'à l'ouverture de celle de Ribeirinha au début des années 70.