Le Cap Vert connait sa première hausse de prix de carburants depuis longtemps: maintenus plus ou moins artificiellement pendant un long moment, les tarifs s'envolent.
Le gaz augmente en moyenne de 13%, tandis que l'essence et le diesel sont vendus 10% plus chers.
Heureusement, cette hausse est intervenue après les élections.
Une semaine avant l'annonce des résultats, le Cap Vert ne figurait pas dans les listes des bénéficiaires du MCA (voir infos plus loin).
Il a fallu l'intervention de l'ambassadeur américain à Praia (et une pétition signée entre autres par les Kennedy et par John Kerry) auprès de George Bush pour que le petit pays intègre la liste des heureux gagnants qui se partageront le milliards de dollars de subventions en 2004.
Du coup, après ce travail de lobbying, le Cap Vert s'est retrouvé deuxième sur la liste des pays les plus méritants.
Au Cap Vert, 76% des foyers ont accès à l'eau potable, encore que seulement 33% sont reliés directement au réseau, les autres devant aller chercher l'eau dans des points d'eau.
Et seuls 45% des foyers disposent d'une salle de bain et d'un sanitaire.
Finalement, l'aide de 7 millions d'euros que les Pays-Bas avaient débloqué en faveur du Cap Vert, cette aide sera versée d'ici la fin de l'année.
Le premier ministre a négocié le versement de cette aide avec le gouvernement hollandais, il s'était lui-même plaint du manque de volonté et de la lenteur dont s'étaient rendus coupables certaines institutions capverdiennes, retards qui avaient causé l'annulation du financement promis.
Violoniste, guitariste, chanteur, interprète et compositeur, Malaquias Costa, 78 ans, est l'un des personnages incontournables de Mindelo: son enthousiasme et sa vivacité rappellent inévitablement feu Compay Segundo. Si vous êtes passé par Mindelo sans connaître Malaquias, vous n'avez pas vu la moitié de Mindelo.
Mais aujourd'hui, Malaquias ne plaisante plus. S'il perçoit aujourd'hui des droits d'auteur en tant que membre-sociétaire de la Sacem pour le morceau Cabo Verde que Césaria Evora a enregistré sur son album "Mar Azul", il n'a encore rien reçu pour les deux titres que Luis Morais a enregistrés sans le créditer correctement, bien qu'il ait reconnu a posteriori la paternité de ces morceaux à notre violoniste impétueux. Depuis, Luis Morais est mort et ses ayant-droits font déjà l'objet d'une plainte en justice pour le morceau Sodade.
Pire, d'autres artistes peuvent aujourd'hui reprendre les titres de Malaquias (Djack Monteiro a enregistré Esperança) sans qu'il ne perçoive un centime, alors qu'il ne touche qu'une maigre retraite et que les cachets de ses concerts.
Du coup, Malaquias a annoncé à la presse qu'il portera l'affaire en justice. Ca va barder!
En modifiant les conditions pour l'entrée dans l'espace Schengen, l'Europe se ferme encore un peu plus.
Lors de leur demande de visa, les candidats aux séjours de courte durée en Europe devront dorénavant prouver qu'ils ont souscrit une assurance couvrant d'éventuels frais d'hospitalisation, de décès ou de rapatriement.
Avec un capital minimum garanti de 30000 euros, (soit une véritable montagne d'argent dans un pays où le PIB/habitant est de 1400 dollars/an), le candidat au voyage se verra obligé de payer une prime d'assurance conséquente pour pouvoir espérer entrer en Europe.
Pour information, pour obtenir un visa d'entrée au Cap Vert, il faut présenter une photo, un passeport valide et s'acquitter des frais consulaires (30 euros). Il est possible d'obtenir le visa directement à l'arrivée à l'aéroport de Sal.
Le ministre capverdien du Travail et de la Solidarité est venu lancer le chantier des logements qui devraient accueillir à la fin de l'année les familles vivant actuellement dans l'ancienne base militaire de Alto São João.
Près de 85 personnes occupent depuis plusieurs années ces dépôts souterrains dans des conditions de salubrité minimale; ni électricité, ni eau, ni égouts.
Après le relogement de ces personnes, l'ancienne base devrait être détruite pour éviter d'éventuelles réoccupations.
Des photos d'Alto São João
Une centaine de vendeurs originaires d'Afrique de l'Ouest (Nigéria, Sénégal, Guinée) ont manifesté cette semaine à Praia pour protester contre les violences dont ils sont victimes et contre l'insécurité qui les empêche de travailler.
Car, malheureusement, le racisme sévit ici aussi où certains capverdiens ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée d'africains du continent, appelés péjorativement "mandjacs". On leur reproche de prendre le travail des capverdiens, on se moque de leur style de vie, de leur religion, bref, rien de bien original, on connait ce refrain.
Mais c'est un refrain encore plus stupide dans ce petit pays où près des deux tiers de la population ont émigré vers l'Europe ou les USA.