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Après "Raiz di Polon" dans le volet "Culture" des 5èmes jeux de la Francophonie à Niamey au Niger, c'est dans la catégorie "Sports" que le Cap-Vert s'est illustré de nouveau hier en la personne de Flavio Furtado, qui a décroché la médaille de bronze en boxe.
On rappellera que la langue officielle au Cap-Vert est le portugais (en pratique, le créole), mais que le pays a adhéré à l'espace francophone dès 1996.
La Bourse Capverdienne des Valeurs a été inaugurée par le Premier Ministre. Le projet existait sur le papier depuis plus de dix ans, mais ça n'est qu'hier qu'il a vu le jour.
Hormis les bons du Trésor, il n'y a pour le moment que trois cotations (deux banques, et la société nationale des tabacs), mais d'autres devraient les rejoindre dès 2006. Les émigrants (capverdiens vivant à l'étranger; disséminés principalement aux USA, au Portugal, en Hollande et en France, ils sont plus nombreux que les capverdiens vivant dans l'archipel) peuvent dès maintenant acheter et vendre leurs titres via Internet.
Le gouvernement ne cache pas sa volonté de faire du Cap-Vert une importante place financière en Afrique de l'Ouest dans les prochaines années.
La compagnie de danse capverdienne "Raiz di Polon" dirigée par les emblématiques Manu Preto et Mario Lucio vient de remporter la médaille d'argent aux 5èmes Jeux de la Francophonie se déroulant à Niamey au Niger.
C'est une nouvelle récompense pour cette troupe créée il y a 13 ans et qui, parmi tant d'autres, a compté la participation du regretté Orlando Pantera (c'est en particulier pour l'une des créations de Raiz di Polon que Pantera avait composé "Narina", devenu un tube national depuis que Lura l'a repris en 2004).
Depuis sa création en 1945, l'article 73 de la charte de l'ONU obligeait ses Etats membres à fournir régulièrement des informations concernant leurs territoires non autonomes et à tenir compte des aspirations d'autodétermination des peuples sous la tutelle d'Etats tiers.
A son admission au sein de l'Assemblée Générale de l'ONU il y a tout juste 50 ans, le 14 décembre 1955, on demanda au Portugal de se conformer à ces dispositions. L'Etat Portugais alors dirigé d'une main de fer par Salazar répondit que le pays n'administrait aucun territoire concerné par l'article 73. Trois ans plus tôt, la Constitution portugaise avait été modifiée, les colonies devenant des "provinces d'outre-mer": ces territoires faisaient partie intégrante de l'Etat portugais.
L'attitude arrogante du Portugal choqua mais il fallut attendre le 14 décembre 1960 (il y a 45 ans) pour que l'Assemblée adopte trois résolutions condamnant expressément le colonialisme et réclamant l'auto-détermination des peuples dans les colonies détenues par les grandes puissances. En particulier, la résolution 1542 visait le Portugal et dressait la liste des territoires qu'il contrôlait et pour lesquels il devait rendre des comptes à l'ONU.
Malgré les protestations du Portugal, le Cap-Vert était officiellement reconnu comme un territoire non autonome, comme une colonie (tout comme l'Angola, la Guinée, São Tomé e Principe, le Mozambique, le Timor, Goa), et qui avait donc droit à l'autodétermination, selon l'esprit de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, pierre angulaire de la construction des Nations Unies.
En mars 1961, l'attaque de la prison de Luanda (Angola) par des groupes nationalistes provoqua une répression féroce de la part des forces portugaises. Le Portugal s'attira alors les foudres du Conseil de Sécurité de l'ONU, où, pour la première fois, les Etats-Unis et l'URSS votèrent ensemble une même résolution.
* Tcheka enregistre deux titres ("Naia" et "Satanaz) sur le CD "Praia-Dakar Conexões" sorti en décembre 2005: cette compilation réunissant par ailleurs les capverdiens Princezito, Neusa et Djoy Amado (tous de Santiago) et des percussionnistes sénégalais, cette compilation a été réalisée par Manu Lima (ex-fondateur de Cabo Verde Show avec Boy Gé Mendès et René Cabral) et souligne le lien étroit unissant le Cap-Vert et le Sénégal.
* Lien renforcé depuis quelques mois avec l'apparition à Mindelo de Sulabanku, un très bon groupe composé de Sénégalais (Mamadou au chant et Ossein au djembé) et de Capverdiens (Joaquim à la guitare, l'incontournable Nolito - de Voz de Cabo Verde - à la basse, et Zézinho au violon). En écoutant leurs compositions chantées alternativement, simultanément ou successivement en créole et en wolof, on est constamment transbahutés d'un pays à l'autre. Un crossover étonnant et prometteur, pour peu qu'un disque vienne récompenser ce pari original.
* Bau revient avec un nouvel album ("Ilha Azul") qui sortira dans les prochains jours: ce sont dix nouveaux morceaux composés par Bau et enregistrés avec les mêmes complices que d'habitude. Vous avez déjà l'eau à la bouche? C'est normal.
Tcheka se rendra début décembre en Espagne où il rencontrera le chanteur brésilien Lénine, dans le cadre d'un projet espagnol de rencontres entre musiciens de divers horizons et qui devrait déboucher sur la sortie d'un CD et d'une tournée internationale.
Mindelo Infos, fan des deux musiciens, finit sa news en poussant un "c'est que du bonheur!" de bon aloi.
En fin de semaine, trente sept passagers clandestins ont été arrêtés à bord du bateau Eiran, sous pavillon allemand (les plus anciens se souviendront qu'il servait il y a quelques années de ponton pour les voiliers - et certains racontent qu'il servait aussi à d'autres choses).
Selon la formule consacrée, les "candidats à l'immigration clandestine" venaient tous du continent africain et auraient certainement été dirigés vers un autre cargo en haute mer, si la police capverdienne n'était pas intervenue.
On parlait il y a peu des problèmes de liaison entre São Vicente et Santo Antão, problèmes causés par l'absence du ferry Mar d'Canal qui subit des travaux de maintenance durant trois semaines.
Seul le petit ferry Ribeira d'Paul (120 passagers) assure la traversée deux fois par jour, épaulé le week-end par le gros ferry Tarrafal, beaucoup plus confortable.
La compagnie propriétaire du Ribeira d'Paul a trouvé un truc pour gagner un peu plus de sous pendant ces trois semaines: les passagers étrangers paient leurs billets deux fois plus cher que les capverdiens, soit 600 escudos au lieu des 300 habituels.